DES CONFERENCES
TRANCHE
DE VIE


 

Association Heritage - le partage culturel

 


Les Conférences Tranches de vies


Partager, rire, écouter.

A chacun de retrouver la ville, le village ou le monument qu’il voudrait évoquer.

Ces conférences sont principalement organisées au sein des maisons de retraite et de convalescence. Elles font l'objet d'un partenariat exceptionnel permettant au plus grand nombre de structures de participer.

Organisées préalablement avec les responsables et animateurs des structures, les conférences Tranches de Vies proposent à chaque résident de participer et de partager un moment de sa vie.

Lors d'une réunion préparatoire, le sens et les thèmes variés de l'intervention sont étudiés, en fonction des lieux de vie ou de mémoire familiale des résidents.

La conférence permet de donner la parole, selon les souhaits des personnes et avec l'aide du conférencier.
La conférence est généralement suivie d'un goûter  et d’un moment musical.

A la demande, un livret « Mémoire collective » est édité.

          Contactez-nous pour une étude  partenaire personnalisée.



Catineau Didier  

Extrait - Mon Jarnac, Saintes et autres ravissements
Didier Catineau - Édition Le Croît vif, 2006

"Revenir.

Souvent j’y ai pense´.

Revenir dans cette ville où je suis né et que j’avais ignorée depuis tant d’années.

Je ne l’avais pas fuie, seulement laissée à part, le temps de grandir, d’apprendre, de souffrir, de rire et toutes ces choses d’un peu d’importance. En regardant couler la Charente à Saintes, la ville ou` j’ai grandi, appris, souffert, ri et toutes ces choses d’un peu d’importance, j’imaginais mon fleuve venant de Jarnac.


Est-ce que les immenses chais qui se reflètent dans ses eaux n’étaient pas le lien qui m’unissait à` ces deux villes. Le tout était de remonter brusquement ce que j’avais descendu avec tant de turbulences. Ma grand’mère paternelle, Blanche, vint me chercher à la gare.

Y avait-il déjà cette locomotive envahie par les mauvaises herbes ? Carcasse rouillée, agonisante : vestige grillagé.

Je me souviens des longues files de locomotives réformées, attendant à Beillant, m’indiqua mon père cheminot, le départ vers l’Est en une interminable caravane d’acier. La gare de Jarnac est si petite qu’on a construit un long hangar, juste en
face, pour les passagers, visiteurs, voyageurs.

Et puis, il faut marcher dans la poussière blanche qui aveugle. Blanche m’a agrippé la main, je ne dois surtout pas m’enfuir, moi qui n’aspire qu’à courir en criant, la tête rejetée en arrière pour fixer la haute ramure verte des peupliers alignés./..."